Archives pour la catégorie Enseignements de Saints

20 août : St Bernard, le prêcheur de la croisade

En ce  20 août, nous fêtons saint Bernard, fondateur abbé de Clairvaux en 1115. Suite à la chute d’Édesse en 1144, il prêche la seconde croisade (1146-1149). A l’heure où les autorités de l’Eglise demandent une intervention militaire en Irak, il n’est pas inutile de relire ce que saint Bernard prêchait aux chrétiens :

« Pour les chevaliers du Christ, au contraire, c’est en toute sécurité qu’ils combattent pour leur Seigneur, sans avoir à craindre de pécher en tuant leurs adversaires, ni de périr, s’ils se font tuer eux-mêmes. Que la mort soit subie, qu’elle soit donnée, c’est toujours une mort pour le Christ : elle n’a rien de criminel, elle est très glorieuse. Dans un cas, c’est pour servir le Christ ; dans l’autre, elle permet de gagner le Christ lui-même : celui-ci permet en effet que, pour le venger, on tue un ennemi, et il se donne lui-même plus volontiers encore au chevalier pour le consoler. Ainsi, disais-je, le chevalier du Christ donne-t-il la mort sans rien redouter ; mais il meurt avec plus de sécurité encore : c’est lui qui bénéficie de sa propre mort, le Christ de la mort qu’il donne.

Car ce n’est pas sans raison qu’il porte l’épée : il est l’exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons. Quand il met à mort un malfaiteur, il n’est pas un homicide, mais, si j’ose dire, un malicide. Il venge le Christ de ceux qui font le mal ; il défend les chrétiens. S’il est tué lui-même, il ne périt pas : il parvient à son but. La mort qu’il inflige est au profit du Christ ; celle qu’il reçoit, au sien propre. De la mort du païen, le chrétien peut tirer gloire, puisqu’il agit pour la gloire du Christ ; dans la mort du chrétien, la générosité du Roi se donne libre cours : il fait venir le chevalier à lui pour le récompenser. Dans le premier cas, le juste se réjouira en voyant le châtiment ; dans le second, il dira : « Puisque le juste retire du fruit de sa justice, il y a sans doute un Dieu qui juge les hommes sur la terre. »

Pourtant, il ne convient pas de tuer les païens si l’on peut trouver un autre moyen de les empêcher de harceler ou d’opprimer les fidèles. Mais, pour le moment, il vaut mieux que les païens soient tués, plutôt que de laisser la menace que représentent les pécheurs suspendus au-dessus de la tête des justes, de peur de voir les justes se laisser entraîner à commettre l’iniquité. […]

Qu’ils soient rejetés loin de la cité du Seigneur, ceux qui commettent l’iniquité, ceux qui s’efforcent d’enlever les inestimables richesses que Jérusalem réserve au peuple chrétien, ceux qui veulent souiller les Lieux saints et s’approprier le sanctuaire de Dieu. Que les deux glaives des fidèles soient levés sur la tête des ennemis, pour détruire quiconque s’élève contre la foi de Dieu, c’est-à-dire celle des chrétiens, « pour que les nations ne disent pas: où est leur Dieu ? » »

Saint Bernard, De laude novae militiae, cité par Jean Richard, dans L’Esprit de croisade, Paris, 1969

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Combien Marie est puissante à défendre ceux qui l’invoque contre les attaques du démon

D’après Saint Alphonse-Marie de Liguori, tiré de l’ouvrage « Les gloires de Marie»

liguoriLa très sainte Vierge n’est pas seulement Reine du ciel et des saints ; son pouvoir s’étend encore sur l’enfer et sur les démons, dont elle a triomphé par l’héroïsme de ses vertus. Déjà à l’origine du monde, Dieu prédit au serpent infernal cette glorieuse victoire de notre Reine, et l’empire que par suite elle devrait exercer sur lui ; car, dès lors, il lui annonça la venue en ce monde d’une Femme qui ruinerait sa puissance : Je mettrai, lui dit-il, des inimitiés entre toi et la femme ; elle te brisera la tête.

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Qu’est-ce que la messe ? – Padre Pio et le Saint Sacrifice de la messe

image01– Le seigneur aime-t-il le sacrifice, mon Père ?
– Oui, parce qu’avec lui il a régénéré le monde.

– Combien de gloire donne à Dieu la sainte Messe ?
– Une gloire infinie.

– Que devons nous faire durant la sainte Messe ?
– Compatir et aimer

– Comment devons nous entendre la sainte Messe ?
– Comme y assistaient la sainte Vierge et les saintes femmes. Comme saint Jean assista au sacrifice eucharistique et à celui sanglant de la croix.

– Mon Père, qu’est-ce que votre messe ?
– Une fusion sacrée dans la Passion du Christ

– Que faut-il que je voie dans votre sainte messe ?
– Le calvaire tout entier.

– Mon Père, quels bienfaits recevons nous en assistant à la sainte messe ?

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« Le respect humain mène en enfer »

Sermon du Saint Curé d’Ars

Ces chrétiens qui ne sont chrétiens que de nom ; qui font leur devoir de chrétiens d’une manière si misérable, qu’ils vous feraient mourir de compassion. Voyez-en un, pendant sa prière faite avec ennui, dissipation, sans respect. Voyez-les à l’église, sans dévotion : l’office commence toujours trop tôt, et finit toujours trop tard ; le prêtre n’est pas encore descendu de l’autel, qu’ils sont déjà dehors. Pour la fréquentation des Sacrements, il ne faut pas leur en parler : s’ils s’en approchent quelquefois, c’est avec une certaine indifférence qui annonce qu’ils ne connaissent nullement ce qu’ils font. Tout ce qui a rapport au service de Dieu est fait avec un dégoût épouvantable. Mon Dieu ! Que d’âmes perdues pour l’éternité ! Ô mon Dieu ! Que le nombre de ceux qui entreront dans le royaume des cieux est petit, puisqu’il y en a si peu qui font ce qu’ils doivent pour le mériter ?

arsMais, me direz-vous maintenant : Qui sont donc ceux qui se rendent coupables de respect humain ? Écoutez-moi un instant, et vous allez le savoir. D’abord, je vous dirai avec saint Bernard que, de quelque côté que nous considérions le respect humain, qui est la honte de remplir ses devoirs de religion à cause du monde, tout nous démontre en lui le mépris de Dieu et de ses grâces et l’aveuglement de l’âme. Je dis en premier lieu, que la honte de faire le bien, de crainte d’être méprisé ou raillé de la part de quelques malheureux impies, ou de quelques ignorants, est un mépris affreux que nous faisons de la présence du bon Dieu devant lequel nous sommes et qui pourrait à l’heure même nous jeter en enfer.

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