Les principales cérémonies de la Messe expliquées – (2)

Afin de mieux vivre la Messe, en union parfaite avec Notre-Seigneur Jésus christ et la Sainte Église, par Jean-Eudes Chagrip-Metz


Le gloria, chant de Bethléem, chant des anges

gloria2Quel moment, quel magnifique moment, mes chers amis, que celui du chant du Gloria. Savez-vous que le jour de Noël précédant sa mort, la Mère de Blonay vit apparaître l’Archange Gabriel auprès de Saint François de Sales, lorsque celui-ci entonna le Gloria ? C’est vous dire toute la puissance et toute la beauté de ce chant.

Savez-vous pourquoi, chers amis, ce chant est appelé le chant de Bethléem ? Voyez-vous le Prêtre, après l’annonce de l’avènement de Notre-Sauveur (Introït) revenir au centre de l’Autel ? C’est la figuration parfaite du voyage à Bethléem. Quelques instants auparavant, entre l’Introït et son voyage, ce dernier a imploré la divine miséricorde par une triple prière, adressée à chacune des personnes de la Sainte Trinité ; Saint Bonnaventure nous l’explique dans son Expositio Missae

  • Père saint, qui avez envoyé votre Fils afin qu’il naquît de la Vierge, Kyrie eleison
  • Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui avez daigné naître de la Vierge Marie, Christe eleison.
  • Esprit-Saint, qui avez rempli Marie de votre grâce, lorsqu’elle conçut le Sauveur, Kyrie eleison.

Et le voilà au milieu de l’Autel. Devant lui, le Tabernacle, nouvelle Crèche de Notre-Seigneur. Il élève ses yeux et ses mains vers le ciel, et enfin retentit le chant des Anges, autour du berceau de l’Enfant-Dieu : Gloria in Excelcis Deo. Il résonne dans l’Église, nouvelle campagne de Bethléem.

Et nous, le peuple, sommes comme les bergers ; empressons nous de porter nos hommages au divin enfant qui dors !

Tel est le Gloria, mes chers amis. Il est le souvenir parfait des anges, des bergers, et des mages.

  • Les anges le louaient dans leurs cantiques, louons le : Laudamus Te
  • Les bergers s’en retournaient en le glorifiant, glorifions le : Glorificamus Te
  • Les mages l’adorèrent, et comme eux, adorons le : Adoramus Te.

Soyons émus, pleurons de joie ; Jésus était autrefois dans l’étable, il est à présent dans le tabernacle. Son corps reposait dans des langes de pauvreté, rien n’a changé. Songez, mes chers amis, songez que l’Enfant Jésus avait froid, car c’était l’hiver. Et chaque jour, dans sa nouvelle étable, il a encore froid, car c’est l’hiver, l’hiver de l’indifférence, de notre indifférence ! Alors nous, pauvres bergers venus l’adorer, lors du Gloria, entourons sa crèche avec la Très Sainte Vierge, avec Saint Joseph, avec les Anges et avec les mages. Offrons lui comme présents des cœurs purs.

Dominus Vobiscum

dominus vobiscumLe Prêtre se tourne vers nous, lance un Dominus Vobiscum, et se retourne aussitôt vers l’Autel.

Pendant ces cinq ou six secondes, n’y voyez-vous rien de merveilleux ? Vraiment ?

Mais quelle plus parfaite démonstration de charité, mes chers amis, que le Dominus vobiscum. Le Ministre de Dieu, baise délicatement l’Autel, qui est la figure du Christ qui nous a mérité et apporté la paix, et en faisant cela, il puise à sa source véritable la paix.

Il se retourne ensuite vers nous. Dominus Vobiscum ; il étend les bras, pour nous embrasser, nous, ses frères. Il les referment pour nous serrer contre son cœur. Quelle immense joie doit à présent nous envahir !

Et cum spiritu tuo… répondons-nous. Vraie charité ! Ne nous contentons plus, à chaque fois, de répondre mécaniquement au prêtre. A chaque fois que le « Dominus Vobiscum » traversera nos oreilles, faisons dans notre cœur un acte de charité. Embrassons nous aussi tous nos frères, qui, trompés, se croient dispensés d’assister au Saint Sacrifice de la Messe.

Tel est le Dominus vobiscum, l’expression parfaite de la charité.

La Collecte

Le prêtre, après le Gloria, revient à l’angle de l’Autel. Voici la figure de Notre-collecte2Seigneur qui retourne de Bethléem à Nazareth.

Savez-vous ce qu’est la Collecte ?  C’est une prière, qu’adresse le Prêtre à Dieu, au nom de tous les fidèles rassemblés. C’est un souvenir, le souvenir des prières que fit Jésus-christ pendant les trente années de sa vie cachée. Voyez-vous le Prêtre, qui étend ses mains et ses bras, à l’imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ durant sa passion ? Si le Prêtre agit ainsi, c’est pour former par extension, la Croix de Notre-Seigneur.

Si vous étiez à côté de lui à cet instant, mes chers amis,vous le verriez oublier la terre, vous le verriez vouloir s’élancer vers Dieu. Cette position est tout aussi importante que la Collecte elle-même. Un enfant, lorsqu’il a peur, étendra ses bras vers sa mère. Un naufragé, lui, étendra ses bras vers l’ami qui pourra le sauver. C’est exactement pour cela que le Prêtre étend ses bras pour nous. Dieu a pour nous bien plus d’amour que n’en aurait une mère pour son nouveau-né ; nous sommes ses enfants, et la vie est semblable à un océan dont nous sommes les malheureux naufragés.

C’est pour cela qu’avant de prier le prêtre étend ses bras, il recueille les prières de tout le peuple, pour les placer dans son cœur, véritable encensoir duquel s’échaperont les prières pour aller au Très-Haut.

Et voilà que de sa bouche les prières montent vers le Ciel. Ses mains se joindront ensuite, comme pour recevoir les grâces qui viennent de pleuvoir. Mais vous rendez-vous compte, mes chers amis, de ces grâces que le prêtre vient de nous obtenir ? Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera (S. Jean, XV, 16)

Telle est la collecte !

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